Saga Lucynda Dubois tome 1: Un avenir compromis – Delphine Wysocki

Quelques extraits

Je n’ai jamais pu me lier d’amitié avec les jeunes de mon âge. Attention, je parle ici d’une réelle amitié, profonde, qui vous suit tout au long des années, pas de celle qui vous oublie dès la fin de l’année scolaire. Pourtant, je n’aurais rien eu contre, mais… je ne sais pas trop, on en revient toujours à cette impression : quelque chose clochait, sans que je n’arrive à mettre le doigt dessus. C’est comme si tout sonnait faux…
Je n’ai jamais compris ce sentiment qui ne me quittait jamais. Je me sentais juste différente, exclue de tout ce qui m’entourait, sans toutefois en connaître la raison.
Alors, quand certaines personnes firent irruption dans mon quotidien et chamboulèrent tous mes repères, au lieu de prendre peur et d’être sceptique, j’étais soulagée.
Soulagée, car finalement tout prenait enfin un sens.

J’avais parlé trop vite, déjà une faiblesse s’emparait de lui. Et l’instant d’après, il se ruait sur ma gorge…

Presque aussitôt, nous fûmes tous les deux trempés jusqu’aux os, et frigirifiés qui plus est! Il avait, cependant, eu le temps de me mordre, puisqu’un filet de sang s’écoulait d’un coin de sa bouche: je n’avais rien senti!


Elle sembla réfléchir un instant, puis reprit.
– Si je te dis ce que c’est, tu ne me croirais jamais. Il vaut mieux que tu le voies de toi-même.
Puis elle se mit à régler l’engin et appuya sur divers boutons, incroyable qu’un si petit truc en possède autant. Soudain, l’objet se mit à ronronner, et une lumière éblouissante s’interposa entre nous. Cela me fit sursauter, et j’eus envie de m’éloigner, mais Hely me retint et me persuada de ne pas bouger. Cette lumière persista pour ce qui me parut une éternité, puis une forme se dessina, et laissa apparaître un homme, vêtu d’un long manteau noir. Il nous imita et s’assit pour faire face à ma chère protectrice.


Je compris, dès que je fus entrée, pourquoi Dante avait insisté pour entrer seul en premier lieu, les serveurs n’étaient pas comme nous. En les voyants, Jimmy prit peur et bondit en arrière, dos contre le mur.
– Mais c’est quoi, cette chose ? Balbutia-t-il.
Bon, il était vrai que, moi aussi, en entrant, j’eus l’effet de surprise. Mais j’avais vu tellement de choses ces derniers jours, qu’il s’était vite estompé, laissant la place à une sensation de normalité.
– Écoutez-moi, Jimmy. Ce sont les Arians ; ils ne vous feront aucun mal, je vous l’assure, ils sont tout à fait pacifiques et civilisés.


Hello, je m’appelle Lucy, j’ai vingt ans et je suis serveuse. Je suis capable de faire des trucs dingues et je viens de voir la chose la plus surprenante de toute ma vie, et toi ? »
« « Une éventualité ? Alors il a songé à une autre solution. »
– Me caches-tu une chose que j’ignore, Dorian ? Que penses-tu qu’ils me veuillent ?
Il se leva et se dirigea d’un pas pressé vers la salle de bain. Il se dérobait.
– Dorian ! Le suppliai-je, ne me laisse pas dans l’ignorance, tu avais promis ! Toi et Hely n’arrêtez pas de me demander si j’ai confiance en vous, alors je te retourne la question, as-tu suffisamment confiance en moi pour tout me dire et ne plus rien me cacher ?
Voilà que j’inversais les rôles. Et d’avoir parlé avec autant d’assurance le stoppa dans sa lancée. Il resta sur place, mais se retourna dans ma direction.
– Je ne connais pas avec exactitude les limites de ce que je suis censé t’apprendre. Je t’en ai peut-être déjà trop dit…
Il pensait m’en avoir trop dit ? Mais il se foutait de qui là ? Je ne savais encore rien de moi.


– Ta mission était de me capturer pour que je devienne l’une des vôtres ?
Il en perdit la parole, ne sachant qu’attendre de la suite.
– Sache que tu as échoué. Je ne te laisserai plus faire de mal aux gens que j’aime. Je ne vous appartiendrai jamais.
Voyant que la situation échappait à son contrôle, il paniqua. J’en souriais de joie. Puis je laissai accroître en moi toute la chaleur, qui avait parcouru mon corps si souvent ces derniers jours. Mais au lieu de la libérer, je la laissai encore s’intensifier, comme jamais, au point que ça en devenait douloureux, et la contenait en moi.
Si le feu pouvait tout brûler sur son passage, alors je devais en faire partie également. La douleur devenait insupportable, à tel point que je ne pus m’empêcher de hurler de douleur.


Un peu plus et nos lèvres se frôlaient presque. Alors, il s’en empara. D’abord délicatement, comme s’il cueillait une fleur fragile, déposant de doux baisers à leur surface ; puis ardemment. Il les titilla, les suça, les mordilla avec toute la fougue dont il était capable, ses mains enserrant vivement ma taille. Une excitation s’était emparée de moi, si subitement que je m’y abandonnai, me noyant dans une envie incompréhensible. Sa langue força le barrage de mes dents, à la recherche de la mienne, et elles s’entremêlèrent, avides de contact et de plaisir. Alors que je me laissai complètement aller, à en oublier qui j’étais, il quitta ma bouche, gonflée de désir, couvrant mon cou de baisers et de suçons diaboliquement irrésistibles. Je n’en pouvais plus d’extase. J’enroulai une de mes jambes autour de ses hanches, agrippai instinctivement sa chevelure et plaquai son visage encore plus profondément dans mon cou, autant que cela pouvait être possible.

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